La planète eau potable

February 9, 2018

L’humain peut se passer de nourriture pendant des semaines mais ne peut affronter trois jours sans boire. Cela vient de la composition de notre corps, majoritairement liquide à plus de 60 %.

 

Ainsi, la population humaine sur terre a toujours requis la présence d’eau pour se sédentariser, avec plus ou moins de bonheur en fonction de la qualité et la quantité disponible.

 

Les populations ont ensuite sécurisé leur approvisionnement par des réserves artificielles, des lacs, des canaux, des réseaux de distribution, etc.

 

 

Nous avons ainsi découvert que l’eau est vivante, fragile, capricieuse, mais surtout complexe. La physique et la chimie de l’eau sont devenues des spécialités scientifiques que nous prétendons maîtriser.

 

En fait, et les scientifiques le savent bien, il reste beaucoup de choses à améliorer ou découvrir à son sujet.

 

Avec l’augmentation de la population, il se passe une raréfaction des ressources, largement pillées, gaspillées et à la merci du réchauffement climatique galopant.

 

En effet, la quantité d’eau sur notre planète est une constante, un élément fini, issu d’un recyclage éternel que nous appelons « cycle de l’eau ».

 

On estime à plus d’un milliard d’individus la population qui n’a pas accès à un réseau d’eau potable, ni bien sûr à un traitement de l’eau usée. Ceci provoque des millions de décès, essentiellement par dysenterie.

 

Mais une autre partie de la population, probablement bien plus nombreuse, n’y accède que de manière intermittente et perd la confiance dans la qualité de son approvisionnement en eau potable. Et oui, l’ennemi est invisible, ce qui augmente le doute. L’humain juge souvent la qualité de l’eau à son goût, ce qui est loin d’être une méthode fiable, tout au plus une sécurité de premier niveau.

 

Ceci fait la fortune des grandes entreprises de l’eau, tout autant que le désarroi des pays en développement, souvent pauvres en ressources hydriques et significativement impactés par le réchauffement.

 

 

Mais les pays développés sont également touchés : incendies à répétition (Californie, France, Portugal, Australie…), niveau des nappes phréatiques en chute libre, assèchement des lacs, entrée d’eau salée maritime dans les eaux souterraines…

 

Plus grave, le retraitement collectif des eaux usées s’avère dangereux pour les rivières et les mers, entraînant d’énormes pollutions par le développement d’algues vertes toujours plus abondantes qui privent d’oxygène les eaux et tuent les poissons. Les niveaux de nitrate en sortie de centrale d’eau usée en sont grandement responsables. Le même nitrate utilisé en engrais dans les terres serait un bienfait, sous réserve d’être correctement réparti.

 

Une solution simple est la réappropriation des ressources par l’individu, la relocalisation de la compétence dans les foyers, beaucoup plus efficace que l’externalisation totale.

 

Cela apporte une meilleure compétence individuelle, une forte implication ainsi qu’une responsabilité sociale importante.

 

Prenons quelques exemples simples : vous ne comprenez pas votre facture d’électricité, de même que beaucoup d’entre nous ne comprennent pas pourquoi le raccordement des installations aux eaux usées sont obligatoires, et encore moins pourquoi le coût de l’eau usée peut dépasser celui de l’eau potable. Ainsi, pour 1 kWh d’énergie à notre compteur, il faut fabriquer environ 3 kWh à la centrale, il en va de même pour le traitement de nos eaux usées : mélanger les eaux grises et noires pour les retraiter ensemble est fort coûteux, voire stupide, mais nous ne le savons pas et nous ne pouvons pas proposer d’alternative, car le problème est sous-traité à coup de milliards à d’énormes groupes industriels… Avouons-le, nous n’y comprenons pas grand-chose alors que tout ceci est un problème fondamental.

C’est pourtant bien plus simple que les mathématiques, ce sont des raisonnements qui font appel à de la physique/chimie relativement simple mais nous ne les apprenons pas, ou mal.

 

Il est aujourd’hui relativement simple de recevoir l’énergie du soleil et guère plus complexe de la stocker. C’est pourtant encore peu pratiqué, principalement par désinformation car c’est bien plus rentable qu’un livret d’épargne.

 

Nous reparlerons d’eaux usées et d’énergie plus tard, concentrons-nous maintenant sur un sujet actuel : l’eau potable. Il est simple, peu coûteux et rapide d’obtenir un impact énorme sur ce sujet brulant.

 

Solable a cherché une solution pour les pays en développement afin de rendre agréable et saine la consommation de l’eau du réseau dans des endroits où le goût est souvent rédhibitoire et la confiance quasi inexistante. Plus que jamais, dans ces zones, les systèmes collectifs subissent des problèmes d’entretien, de disponibilité et on rencontre même des cas où les eaux usées se mélangent à l’eau potable. Le revenu moyen dans ces zones est faible et le coût de l’eau en bouteille y est souvent très élevé. Nous avons cherché les dénominateurs communs et rapidement conclu que chacun avait accès au soleil et que ces eaux publiques contenaient du chlore, souvent en quantité énorme pour tenter de pallier d’éventuels problèmes de pollution bactérienne. Quatre années de travail en Tunisie dans mon cas et des racines algériennes pour mon associé nous ont rendu particulièrement sensibles à ces problématiques, motivant ainsi notre recherche.

 

 

 

Nous nous sommes tout d’abord inspirés des travaux de l’EWAG (centre de recherche Suisse sur l’eau) sur le procédé Sodis , comme «solar desinfection». Ce procédé permet l’éradication de virus et bactéries par l’action des UVA solaires sur de l’eau stockée en bouteille plastique de type eau minérale en PET. L’EWAG a réalisé un travail formidable mais l’adoption par le public cible est restée limitée : on estime à 30 millions le nombre d’utilisateurs à ce jour.

 

Les freins majeurs sont :

- Le temps de traitement (six heures de plein soleil).

- Pas de témoin de traitement (complexe par temps nuageux).

- Aspect peu flatteur des bouteilles en plastique exposées au soleil, jaunies, rayées…

 

Nous avons donc travaillé sur des bouteilles d’aspect premium, en verre trempé pour la durabilité, la résistance aux rayures et la transparence aux UVA, puis sur la concentration des UVA pour réduire le temps de traitement.

 

Au cours de notre recherche, nous nous sommes accidentellement rendus compte qu’une eau contenant du chlore, même très peu, était traitée beaucoup plus vite au soleil et surtout que son goût devenait très pur et léger, typiquement celui d’une eau minérale plutôt haut de gamme.

 

Quelques semaines plus tard, après la lecture de pas mal d’articles scientifiques et l’utilisation multiple du bouton «rechercher» de notre navigateur internet, nous avons conclu avoir mis au point un processus d’oxydation avancé et avons travaillé sur la sélection de la bonne longueur d’onde pour pouvoir reproduire ce traitement dans les villes sans soleil.

 

Quelques mois plus tard cela fonctionnait en 15mn dans une boîte en bambou bardée de leds UVA, nous avons ainsi déposé une demande de brevet et travaillé à l’industrialisation du produit que nous avons finalement baptisé LaVie .

 

Mais comment rendre notre entreprise profitable, tout en essayant de soulager les problèmes d’accès à l’eau potable dans les pays en développement ?

 

Nous avons finalement décidé de faire don d’un système pour les pays en développement à chaque fois que nous commercialisons un système pour les pays développés, c’est notre interprétation du rôle social d’une entreprise.

 

Nous avons ainsi défini le cahier des charges de la version solaire, baptisée «LaVie SUN» :

- Même qualité de l’eau en sortie que la version ville.

- Même bouteille en verre trempé pour obtenir une adoption maximum par l’aspect premium.

-Accélération du temps de traitement au soleil en une heure maximum par la concentration des UVA solaires.

- Témoin de traitement clair, basé sur la quantité d’UVA reçue, sans pile ou batterie pour la durabilité.

 

 

Cela relève du défi : le prix de revient de la version «LaVie SUN» doit être largement plus faible que celui de la version LaVie pour les villes mais surtout l’adoption de LaVie dans les pays développés doit être la plus large possible si on veut atteindre un impact significatif dans les zones en développement.

Et ce dernier défi repose sur… vous !

 

Alors, laissez-moi vous convaincre : vous rêvez déjà de boire de l’eau pure dans de jolies bouteilles en verre, mais à 200€ la décision, vous avez besoin de comprendre comment cela fonctionne et je vous comprends parfaitement.

 

La consommation d’une bouteille d’eau minérale par jour est d’environ 350€ par an pour un foyer de deux personnes et 500kg de CO2 généré par leur fabrication et leur transport, le retour sur investissement est donc simple et rapide. Ne plus transporter des packs d’eau minérale est un gain de temps, plus jamais en panne de bouteilles d’eau, plus besoin de les plier et de les jeter dans la bonne poubelle. De toute façon, bonne poubelle ou pas, la moitié de ces déchets ne sera jamais recyclée mais plutôt incinérée ou dispersée dans la nature avec les conséquences que nous connaissons sur les océans et l’environnement.

 

 

Et oui, sans changer nos habitudes, le poids du plastique dans les mers aura dépassé le poids des poissons en 2050, joli cadeau pour l’humanité. Et comme une bouteille en plastique consomme cinq litres d’eau douce pour sa fabrication (transformation du pétrole), nous ne faisons qu’aggraver la raréfaction de la ressource eau potable.

 

Rendons-nous compte, en 2020, le chiffre d’affaire de l’eau en bouteille aura atteint environ trois cent milliards de dollars, c’est bien plus que les bénéfices de la plus grosse compagnie mondiale…

 

Un peu de technique, certains d’être vous ont déjà entendu parler de l’ozone, cette forme déviante de l’oxygène (O3), un gaz qui permet de nettoyer en profondeur l’eau mais qui reste mortel à respirer. Les villes de Nice et Marseille l’utilisent pour purifier leur eau potable avant de la renvoyer dans le réseau, sans oublier de rajouter la dose de chlore réglementaire minimale pour assurer un transport aseptisé.

Dans ces villes, l’adoption de l’eau du robinet est large car le goût du chlore est faible et le prétraitement à l’O3 évite la création de sous-produits du chlore, très goûteux et odorants, voire hautement cancérigènes pour beaucoup. Nous les connaissons peu mais ils sont environ cinq cents et se forment principalement quand le chlore rencontre de la matière organique : bactéries, biofilm, algues, etc.

Ils se nomment chloroforme, trihalométhane et bien d’autres noms, on les rencontre souvent dans les eaux de piscine et contrairement au chlore qui est reconnu cancérogène probable, ils sont cancérogènes avérés (World health Organization, IARC).

Alors, pourquoi je vous parle d’ozone ?

 

Tout simplement car il s’agit d’un processus d’oxydation avancé relativement connu et sans doute le plus proche de la solution utilisée dans LaVie.

 

La différence se situe dans la puissance : les radicaux hydroxyles (HO.) générés par les UVA dans notre bouteille sont bien plus oxydants que l’ozone. Comme tout ceci se passe dans une bouteille fermée et étanche en quelques millisecondes, il n’y a aucun risque de respirer un quelconque gaz nocif.

Rentrons dans la technique : quand suffisamment de photons UVA ont frappé la molécule de chlore (HOCL), cette dernière va exploser en deux parties, violemment, on appelle cela l’homolyse ou le clivage homolytique. Cette force va séparer les éléments HO et CL sans leur laisser le temps d’équilibrer leurs charges électriques, on va donc les écrire HO. et CL. (le point après l’élément décrit le radical libre).

Ces éléments déséquilibrés vont en quelques millisecondes échanger leur potentiel électrique avec leur entourage, cassant ainsi les autres molécules par une réaction en chaîne d’équations chimiques que je ne détaillerais pas ici pour éviter de rendre cet article trop complexe.

 

Par ce procédé, les molécules complexes comme les pesticides (par exemple le fameux glyphosate) et les traces de médicaments sont ainsi décomposées dans leurs éléments les plus simples : carbone, hydrogène, oxygène.

 

Ce phénomène baptisé «minéralisation» ne peut se produire qu’en présence d’agents oxydo-réducteurs puissants. Pour comparer les forces en présence, on considère que le chlore élimine toute bactérie ou virus en environ trente minutes quand il est correctement dosé alors que le radical hydroxyle a besoin de quelques millisecondes pour arriver à un résultat bien plus efficace, tel que la destruction de parasites que le chlore ne peut éliminer.

 

Bien sûr, ce traitement est entièrement naturel, car composé d’hydrogène et d’oxygène, naturellement présents dans l’eau. Le corps humain utilise les radicaux libres pour tuer les cellules dangereuses depuis toujours. Aucun produit n’est introduit dans l’eau pour ce faire, nous sommes en présence d‘un processus biocide qui sait dégrader les produits organiques (bactéries, virus, parasites) et chimiques (pesticides, médicaments) sans affecter les minéraux.

 

Cette incapacité à décomposer les minéraux est dans notre application un avantage évident car il permet de conserver la totalité des oligo-éléments présents dans l’eau et très utiles pour notre corps : calcium, magnésium, sodium… C’est aussi la limite de notre traitement : nous ne pouvons pas réduire la quantité de sel dans les eaux saumâtres ou salées (ce n’est bien sur jamais le cas de l’eau du réseau qualifié de «potable»).

 

Alors, pourquoi utiliser LaVie et pas votre carafe filtrante ?

 

Pour tout un tas de raisons que je vais tenter de résumer ici :

 

1. Une carafe filtrante réduit la quantité de minéraux à l’aide d’un procède nommé «résine échangeuse d’ions» qui est tout sauf naturel.

2. Le filtre à charbon de la carafe réduit fortement le chlore, certes, mais ajoute des sels d’argent en quantité non négligeable. Ces sels sont ajoutés dans le charbon pour éviter la prolifération bactérienne car une fois le chlore abattu, plus rien ne stoppe leur division cellulaire.

3. Ces carafes ne sont pas étanches, elles peuvent recevoir de l’eau et de l’air pollué de bactéries, autant dans votre réfrigérateur que sur votre table. Une étude réalisée par une association indépendante (50 millions de consommateurs) en milieu réel constate des taux de bactéries jusqu’à 100 fois plus élevés que la norme dans 100 % des cas.

4. Elles sont encombrantes, dotées d’un design pour le moins discutable, en plastique, se rayent, blanchissent, puis finissent à la poubelle, vous avez dit durable ?

5. Changer le filtre est coûteux, on n’en a pas toujours à sa disposition, il n’est pas forcement simple de savoir quand le faire, c’est encore un élément qui sera rarement recyclé car il contient beaucoup d’éléments différents : résine, charbon, sels d’argent, plastique…

6. Ce n’est pas si économique, environ 100 € la première année puis 75 € les années suivantes mais on la change souvent au bout de deux années à cause de son aspect vieilli.

7. Dans notre réfrigérateur, il y a bien un bac à bouteilles mais pas un bac pour carafe filtrante.

8. Les sociétés impliquées dans ce commerce dépensent beaucoup d’argent en communication et merchandising, très peu en soutien des zones en développement.

9. LaVie assure la décontamination totale de la bouteille et de l’eau à chaque cycle et garantit ainsi la totale propreté du contenant.

10. LaVie est entièrement automatique et utilisable par toute la famille, personne ne doit penser à acheter ou changer un filtre, ses composants sont prévus pour une durée d’utilisation largement supérieure à dix ans.

 

Pas encore convaincu ?

 

 

Je finis ce comparatif par une touche positive : il est bien plus sain pour l’environnement de boire de l’eau du robinet avec une carafe filtrante que de consommer de l’eau minérale en bouteille plastique.

Pour ce qui est de votre santé et bien-être, je vous laisse, en revanche, tirer les conclusions qui s’imposent.

 

Quelques lignes sur l’eau minérale en bouteille : environ 60 % des eaux en bouteille sont tirées des mêmes sources que l’eau du robinet, beaucoup contiennent des pesticides, des métaux lourds, des traces de vaccins, elles coûtent environ cent à trois cents fois plus cher que l’eau du robinet. Dans beaucoup de pays, les géants de l’eau minérale assèchent les nappes phréatiques, ce qui obligent les populations déjà pauvres à acheter de l’eau minérale à prix d’or : Inde, Bengladesh, etc.

 

Nous avons, vous et moi, le pouvoir de changer les choses, c’est simple, rapide, efficace : il suffit d’arrêter d’en acheter, c’est bon pour notre budget, et bon pour la planète.

 

LaVie est une des solutions pour y arriver facilement et avec élégance, plus qu’une entreprise, c’est une philosophie de vie qui prouve que l’on peut combiner la sauvegarde de la planète et le monde de l’entreprise. L’adopter c’est s’engager à nos côtés pour montrer l’exemple par l’action individuelle.

 

J’espère que vous serez sensibles à ce message d’espoir et qu’ainsi la réussite de ce projet nous permettra d’en créer beaucoup d’autres ensemble, plus grands, plus ambitieux, porteurs d’énergie et de bienveillance, en cette période compliquée, parsemée par de profondes mutations.

 

Vos remarques sont les bienvenues sur nos pages de réseaux sociaux, tout autant que votre soutien dans notre campagne de financement participatif qui s’ouvre en janvier 2018 sur Kickstarter, lors de l’ouverture du CES 2018 à Las Vegas qui nous a primés pour cette innovation. Pour suivre le démarrage de la campagne, vous pouvez nous communiquer votre mail ici.

 

Devenez un acteur du changement positif, adoptez LaVie pour votre foyer.

 

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