Pourquoi les experts de l’environnement au G7 boivent-ils dans des bouteilles en plastique ?

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Nous avons tous besoin de déclencheurs. A la manière d’un roman, notre propre vie possède ses tournants. Les éléments déclencheurs peuvent être des événements, des personnes. Concernant mon switch vers le ZeroWaste, j’en ai eu deux.Premièrement : un livre ! En 2015 je venais d’accepter un poste de conseillère au Ministère de la Modernisation du gouvernement argentin et lisais beaucoup en préparant mon expatriation. Entre les livres de philo et ceux de stratégie politique, je suis tombé un peu par hasard en 2015 sur le livre d’une Française expatriée à San Francisco… 

Béa Johnson, et son livre « Zero Déchet » .

 

 

 

 

Bea y raconte comment elle, son mari consultant et leurs 2 enfants ont réussi à limiter leurs déchets résiduels annuels à 1 bocal d’1L en se posant des questions sur l’utilité et la nocivité de leurs possessions.

 

Les bases ZeroWaste

 

Voici une courte vidéo tournée pour t’expliquer les bases du ZeroWaste :  https://www.youtube.com/watch?v=YNBc3c6UEVo&t=231s 

 

 

Du coup, petit à petit j’ai fait le tri dans mes affaires et lu, étudié, expérimenté pour m’alléger un maximum et réussir à atteindre un objectif de ne plus gâcher ni produire de déchets inutiles.

 

La relation que vous pouvez avoir entre vos préoccupations professionnelles et le ZeroWaste : pas de panique, je suis passée par là !

 

Quand j’ai commencé à changer de paradigme et à voir mon quotidien sous le prisme du ZeroWaste, j’avais l’impression de faire le grand écart entre ce vers quoi mes longues études m’avaient destinée:

            •          des gros dossiers d’investissements à 20 ans

            •          des projections Smart City

            •          de la diplomatie 

            •          des business plans et conseil stratégique 

            •          des voyages en business

et mes découvertes et actions visant « simplement » à vivre mieux avec moins. Et pourtant je pressentais que cela allait beaucoup, beaucoup plus loin…

            1.         J’avais + d’impact que lors des réunions diplomatiques sans fin. 

            2.         Plus d’impact qu’en signant de grands projets d’infrastructures de « feux rouges intelligents ». 

            3.         Plus d’impact sur ma santé, ma qualité de vie et mon bonheur, mais aussi sur l’environnement et éthique et donc sur la société. 

 

Pourquoi donc tout le monde n’était pas ZeroWaste ?

 

Même mes formations en philosophie éthique et en nutrition par la science en parlaient… mais niveau action autour de moi: rien.

Alors parfois on se sent isolé·e, on se dit qu’après tout si la société est ainsi… Même en sachant que la situation est mauvaise, pourquoi se battre contre Goliath?

 

 

Le deuxième déclencheur : comment j’ai compris le besoin auquel je devais répondre et décidé de créer edeni

Mon mode de vie sans gâchis et sans poubelle commençait à faire parler de lui:

 

 •au Ministère, les couverts en plastique disparaissaient   petit à petit de la cuisine commune ! Yeah !

 •sur le site internet de mon asso 

 •durant les quelques ateliers donnés dans des quartiers défavorisés 

 •dans les médias locaux où je commençais à être interviewée   

 

 

Puis le ThinkTank européen auquel je participais avant de partir de Paris a découvert mon engagement et m’a proposé une mission: diriger une délégation de jeunes leaders européens impliqués dans la diplomatie pour aller négocier des recommandations au G7, ce rendez-vous des 7 plus grands dirigeants de ce monde ! J’allais rencontrer Barack Obama !

 

Mais le point culminant de ce voyage n’a pas été la rencontre avec Barack, ça a été une vision pendant une des commissions du développement durable: les meilleurs experts environnementaux buvant de l’eau de bouteilles en plastique…

Comment ? Pourquoi ?

 

L’argumentaire n’est plus à faire alors comment en arrive-t-on à des gens, que je crois de bonne foi et de conviction, n’alignant pas leurs valeurs à leurs actes ?!

 

Je suis alors allé interrogé, humblement, chacune de ces personnes sensibilisées mais aussi tout ceux que je croisais, un par un. J’ai pu dresser une cartographie des constats:

 

   1.   méconnaissance réelle des alternatives ZeroWaste

   2.   sensibilisation insuffisante pour passer à l’action. Tant qu’on n’a pas expérimenté soi-même on ne se rend pas compte, que ce soit pour le ZeroWaste, la méditation, le sport, l’alimentation ou le reste.

   3.   des mythes subsistent et des intox, trop plein d’infos ou charlatans

   4.   pas ou peu d’approche pragmatique et incarnée avec cohérence complète hors le militantisme écologique : une grande parti de la population n’arrive pas à s’identifier ou a peur d’y perdre quelque chose.

   5.   quelques initiatives bénévoles moins professionnelles, moins assurées et moins adaptées, sans garanti d’efficacité et souvent sans suivi, en décourageant plus d’un: syndrome du tout ou rien.

  6.  accompagnement nécessaire, comme pour le sport. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin, et accompagné·e qualitativement on agit vraiment. Il faut une vraie solution tout-en-un sérieuse, efficace et joyeuse qui s’adapte au contexte de chacun !

C’était donc confirmé, le besoin était là, il fallait juste s’en occuper.

Ma connaissance et incarnation réelle du sujet m’a permise d’avoir une réelle écoute. J’ai alors pu enchaîner les présentations, jusqu’à un auditoire de 400 jeunes entrepreneurs japonais : pourquoi vouloir faire uniquement de l’argent quand on peut faire de l’argent ET répondre à un besoin de manière saine, écologique et éthique ?

 

Néanmoins de là à quitter mon bel appartement de Buenos Aires, mon poste prestigieux et ma vie au soleil…

 

C’est grâce à vous, grâce aux commentaires des personnes que j’ai accompagné et qui ont switché de vie et m’écrivent encore,  grâce à ces papas et mamans qui ne prennent plus de risque pour leur bébé, grâce à ces personnes qui sont si enthousiastes durant les ateliers, qui ont retrouvé la pêche, qui sont prêts à ce que nous construisions le monde que nous méritons: pour notre propre confort de vie, et pour la planète.

 

Grâce à un vote qui m’a permis de remporter le prix Talent d’Avenir de mon école de commerce qui m’a donné le courage de démissionner et de me lancer dans l’aventure entrepreneuriale à Paris, en ayant remporté ma place à l’incubateur social Antropia de l’ESSEC. En février dernier, j’ai démissionné.

 

Du projet à cet article

 

Depuis avril, j’ai rencontré des personnes formidables, des entrepreneurs, des experts (médecins, hypnothérapeutes, philosophes, professeurs d’impro, assos, Christophe André, Matthieu Ricard…) pour construire le meilleur programme qui soit. Bilan:

•  des rencontres formidables

•  des conférences et des workshops

•  une émission de radio

•  une chaîne YouTube et une vidéo vue plus de 100,000 fois, partagées 2000 fois.

•   Un Club avec ses afterworks et un label d’une action globale réellement cohérente (santé, écologie, éthique grâce à ma formation en Blue Economy )

  ‘’ Ma plus grande conviction c’est que tout part de nous-même, de l’individu… mais grâce à une communauté."

 

Même si Elon Musk estime à juste titre que cette marge de manoeuvre se réduit, les entreprises et les gouvernements sont encore dirigés pour le moment par des individus. Changeons donc le paradigme de chaque individu pour changer la société ! Je prends le pari qu’on a beaucoup plus de pouvoirs que ce que l’on croit, et nous allons le prouver.

 

Alors, provoquons nos déclencheurs, et … montrons l’exemple au G7 ! ;)

 

Fin… et début

 

 

Hélène De Vestele, directrice et mentor EDENI

Twitter: @Hdevestele

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